Droit de l'enfant - le délégué général

Imprimer la page

Article Echo 24.06.2017

26.06.2017 13:38 Il y a : 26 days

Article Echo 24.06.2017

Communiqué de presse du 26 juin 2017


Le Délégué général aux droits de l’enfant est une institution indépendante et autonome. Elle a été conçue comme telle pour permettre à celui ou celle qui l’incarne de pouvoir travailler sereinement et remplir ses missions, notamment, de recommandation au Parlement et au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’article, publié le 24 juin dernier par le journal l’Echo, dans lequel je suis qualifié de « pion » du Parti Socialiste vient jeter le doute, à une époque troublée pour le monde politique en proie aux affaires, sur l’honnêteté avec laquelle j’assure ma fonction et l’irréprochabilité qui a présidé à ma désignation comme Délégué général. Un soupçon injuste qui risque de porter préjudice au travail de tous mes collaborateurs et collaboratrices, ce que je ne peux pas accepter.

J’ai le plus grand respect et une admiration immense pour les médias qui, dans un contexte difficile, où les « fake-news » se propagent comme des traînées de poudre sur le web et ailleurs, font un travail exemplaire pour établir la vérité dans l’intérêt général des citoyens que nous sommes. En m’assimilant, sous un titre péjoratif (« pion »), dans sa version papier et web, à la « nébuleuse » du PS, l’Echo ne respecte pas les articles 1, 4 et 22 du Code de Déontologie des journalistes qui traitent respectivement : du respect de la vérité et de la vérification de la véracité de l’information divulguée ; de la nécessité de vérifier ses sources et de mener une enquête sérieuse ; lorsqu’il est question de diffuser des accusations graves susceptibles de porter atteinte à la réputation ou à l’honneur d’une personne (et dans le contexte on peut considérer que c’est le cas aujourd’hui), on donne à celle-ci l’occasion de faire valoir son point de vue avant diffusion de ces accusations, ce que l’Echo n’a pas jugé bon de faire.

Il n’y a, pour l’immense majorité de ses adhérents sincères, engagés, solidaires, aucune honte à être membre d’un parti politique, que ce soit le Parti Socialiste ou un autre. Et il me semble indispensable de bien faire la différence entre ces militants honnêtes et une minorité qui a confondu ses intérêts personnels avec la défense d’un projet politique au sens noble. Dans mon cas, l’information est tout simplement fausse et sans fondement. Il faut avoir la mémoire courte pour ne pas se souvenir des péripéties qui ont précédé et suivi ma nomination comme Délégué général aux droits de l’enfant, il y a neuf ans, alors que je n’étais justement pas le favori des partis, majorité et opposition confondues, à la Fédération Wallonie-Bruxelles ; pour ne pas se souvenir comment les secteurs de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse ont salué, à l’époque, le choix d’un homme qui n’était pas du sérail mais bien du terrain à ce poste. A l’appellation de « candidat par défaut » je préfère celle de « candidat providentiel » mais dans les deux cas c’est bien de candidat neutre politiquement qu’il s’agit !

Depuis mes débuts comme Délégué général aux droits de l’enfant, j’ai mis un point d’honneur à assurer l’autonomie et l’indépendance de cette institution, reconnue et respectée, en évitant soigneusement toutes les invitations qui n’avaient aucun lien avec les préoccupations de mon mandat. J’ai, en revanche, toujours accepté, sans détours, le débat, l’échange, les interpellations parfois rudes venant de toutes les formations politiques démocratiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ma conviction profonde est que les enfants et leurs droits doivent impérativement dépasser les limites partisanes et j’ai trouvé dans tous les partis francophones de notre pays des partenaires fidèles et des interlocuteurs convaincus pour faire progresser la cause des enfants. Pour pouvoir continuer ce travail, dans l’intérêt supérieur des plus jeunes d’entre nous, il me semblait important et nécessaire de rétablir la vérité en ce qui me concerne, moi, et l’institution que je dirige avec probité et intégrité sous le contrôle du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Bernard De Vos
Délégué général aux droits de l'enfant
Rue de Birmingham 66
1080 Bruxelles
02/223.36.99